De la distance

P. n'a aucune distance dans son jeu. Tout pèse tragiquement, tout devient catastrophe. Sa parole (surtout les monologues) est à peine audible, l'articulation disparait, la poitrine devenant le réceptacle trop étroit, de ses émotions. Nous restons de marbre, très vite, l'ennui s'installe.
"Invente-toi un "pote" qui t'accompagne partout dans tes déplacements. Tu ne seras jamais seul, il sera là, tout le temps avec toi".

La transformation est radicale. P. retrouve clarté, précision, justesse, humour. En qq secondes, il est proche du clown. L'émotion, de notre côté, revient.