Quai Ouest - Notes

Une histoire à se flinguer - malgré la formidable vie qui suinte à chaque parole.
Un combat à chaque page.

Jamais nous avons été sommés à ce point de nous débarrasser de nos masques, costumes et autres fariboles - de ce qui provient de la civilisation.
Revenir aux besoins vitaux: bouffer, survivre, ne pas mourir. Mais aussi: rêver et aimer.

Racine est proche: même beauté, sophistication de la langue portés par des corps à vifs.
Tout comme chez Racine, on sent que ça va mal se finir. Il n'y a pas tant de chemins que ça, ici, pour ceux qui sont démunis de tout.

Diction, rythme. La langue se fait musique. Temps contre-temps. Profération.

Charles rigole beaucoup dans la pièce. Jusqu'à la fin, juste avant de mourir.
Isaac de Bankolé a monté la pièce dans des villages africains, il rapporte que le public riait.

Trouver la légèreté du texte. Ne pas le dramatiser ni l'alourdir. Chéreau s'y est cassé les dents.
Penser à Barbes. A tous ces types, au fond du trou, qui plaisantent.
L'humour si particulier des blacks. La "tchache" des rebeux.

Traiter l'énigme, au coeur de plusieurs personnages, n'est pas une mince affaire.